Les infirmières et le médecin bulgares emprisonnés en Libye sont libérés mardi 24 juillet 2007, et ont immédiatement regagné Sofia [le film de la matinée]

 


 Réactions des classes politiques après la libération des infirmière et du médecin bulgares emprisonnés en Libye 


Les infirmières et le médecin graciés par le président bulgare

SOFIA (Reuters), 24 juillet 2007 - Arrivés à Sofia, les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne libérés par la Libye ont été graciés par un décret du président bulgare Georgui Parvanov.

Condamnés à mort en Libye pour avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants libyens, leur peine avait été commuée la semaine dernière en prison à vie.

Ils avaient quitté en début de journée la Libye pour Sofia à bord d'un avion de la présidence française. Ils sont arrivés à l'aéroport de la capitale bulgare en compagnie de la commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner, et de l'épouse du président français, Cécilia Sarkozy.

 


Nicolas Sarkozy en Libye dans les deux jours

Nouvelobs.com - 24 juillet 2007 10h07

Le président de la République Nicolas Sarkozy devrait se rendre en Libye dans les "deux jours", après la libération des infirmières et du médecin bulgares.

Le président de la République Nicolas Sarkozy se rendra en Libye dans les "deux jours", après la libération des infirmières et du médecin bulgares, a annoncé mardi 24 juillet le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, interrogé en direct sur LCI depuis l'aéroport de Sofia.

"Nous sommes à deux jours d'un voyage du président de la République française en Libye. Il est clair que ce voyage ne pouvait pas avoir lieu si les infirmières et le médecin n'étaient pas libérés et c'est un argument qui a pesé très fort", a déclaré Claude Guéant, peu après l'arrivée de l'avion de la présidence française qui a ramené les infirmières et le médecin de Tripoli.

"Jusqu'au bout"

Soulignant que les négociateurs avaient "douté jusqu'au bout de la libération", il a souligné que les discussions avaient porté sur "des arguments humanitaires, des arguments politiques aussi".

La Libye avait annoncé lundi, avant la libération des infirmières et du médecin, que le président français se rendrait mercredi à Syrte pour rencontrer le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, mais la présidence française n'avait pas confirmé.

L'épouse du président "Cécilia Sarkozy a joué un rôle absolument considérable, le président Sarkozy a joué par ses interventions au téléphone un rôle déterminant. La commission (européenne) aussi a joué son rôle", a poursuivi Claude Guéant.

Mission exceptionnelle

"Tout le monde a joué son rôle, c'est une sorte de mission exceptionnelle, un travail incessant de 48 heures", a-t-il souligné.

Claude Guéant et Cécilia Sarkozy s'étaient déjà déplacés à Tripoli le 12 juillet dans le cadre des négociations pour dénouer cette affaire.

Les infirmières et le médecin bulgares, libérés après huit ans de détention en Libye sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants dans un hôpital, sont arrivés mardi matin à Sofia à bord d'un avion gouvernemental français, accompagnés de Cécilia Sarkozy et de la commissaire européenne Benita Ferrero Waldner.

 


Les infirmières bulgares de retour chez elle après plus de huit ans de cauchemar

PARIS, AP, 24 juillet 2007 - Après plus de huit ans de patientes tractations, le dénouement heureux tant attendu s'est produit tôt mardi matin pour les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne emprisonnés en Libye. Partis de Tripoli à bord d'un avion français vers 6h25, ils foulaient peu avant 9h00 le sol de leur pays.

Les personnels soignants ont quitté la Libye pour la capitale bulgare, Sofia, à bord d'un avion de la présidence française en compagnie de l'épouse du président français, Cécilia Sarkozy, du commissaire européen Benita Ferrero-Waldner et du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, a annoncé tôt mardi matin l'Elysée. Trois heures plus tard, ils descendaient de l'avion à Sofia, pour être accueillis par leurs proches. D'abord légèrement en retrait, Cécilia Sarkozy a été applaudie par les personnes qui se trouvaient sur le tarmac.

Les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, naturalisé bulgare depuis, étaient emprisonnés en Libye depuis plus de huit ans. Ils étaient accusés d'avoir sciemment inoculé le virus du SIDA à plus de 400 enfants d'un hôpital de Benghazi, alors que de nombreux experts cités par la défense avaient imputé les contaminations aux mauvaises conditions d'hygiène qui régnaient dans l'établissement. Mardi dernier, leur condamnation à mort avait été commuée en peine de prison à vie, ouvrant la voie à leur transfert vers la Bulgarie.

Conséquence de cette libération: le président français, qui devait tenir une conférence de presse à 10h à Paris, devrait se rendre rapidement en Libye. "On va faire le point ce matin, a expliqué son porte-parole David Martinon, alors que Claude Guéant expliquait à Sofia que cette visite avait fortement pesé dans l'issue des discussions avec les Libyens. "Nous sommes à deux jours d'un voyage du président de la République française en Libye. Il est clair que ce voyage ne pouvait pas avoir lieu si les infirmières et le médecin n'étaient pas libérés et c'est un argument qui a pesé très fort", a-t-il expliqué. "Jusqu'à l'arrivée à l'aéroport de Tripoli ce matin des infirmières, vers 6h, nous avons douté. Jusqu'au bout nous avons douté de la libération", a-t-il souligné, évoquant "un travail incessant de 48 heures".

Dès dimanche, la visite surprise à Tripoli du commissaire européen Benita Ferrero-Waldner, et de Cécilia Sarkozy avait relancé l'espoir d'un transfert rapide vers Sofia. Mais lundi, les négociations avaient semblé se compliquer avec l'apparition de nouveaux blocages selon un des avocats internationaux des infirmières bulgares, Me Emmanuel Altit.

Nicolas Sarkozy "n'a pas dormi de la nuit car il est resté en contact toute la nuit avec les négociateurs sur place, Mme Sarkozy, Claude Guéant et Mme Ferrero-Waldner et avec le président de la Commission (européenne NDLR)", a précisé David Martinon. Finalement, tôt mardi matin, l'Elysée annonçait la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin d'origine palestinienne et leur départ vers Sofia.

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon s'est félicité mardi de la "formidable nouvelle" du départ à destination de Sofia des infirmières bulgares et du médecin palestinien.

Dans son communiqué, le palais présidentiel précise que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso "se félicitent de l'accord qui a enfin permis cette libération et ce retour en Bulgarie des infirmières détenues depuis plus de huit ans, et du médecin palestinien, ainsi que la mise en place d'un dispositif amélioré pour assurer les soins délivrés aux enfants victimes du SIDA en Libye".

Le communiqué présidentiel rend également un hommage appuyé "aux efforts et à la détermination" de Mmes Sarkozy et Ferrero-Waldner sans lesquels "ce dénouement n'aurait pas été possible".

Le Premier ministre François Fillon s'est aussi félicité de cette libération "rendue possible par les efforts conjugués du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et du président de la République Nicolas Sarkozy". François Fillon salue également "l'implication personnelle de l'épouse du chef de l'Etat dans cette libération tant attendue".

La présence à Tripoli, aux côtés de Claude Guéant, de l'épouse du président français inaugurait un nouveau genre de diplomatie, inédit en France où la femme du président n'avait jusque-là jamais été chargée de ce type de missions délicates. Mme Sarkozy a été depuis son arrivée à Tripoli dimanche "au contact en permanence dans la négociation", a affirmé M. Martinon. La première visite de Cécilia Sarkozy en Libye le 12 juillet dernier avait suscité quelques grincements de dents, notamment au niveau européen.

Cette fois, la France a pris soin d'associer au déplacement de Mme Sarkozy le commissaire européen chargé des relations extérieures, l'Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, que Nicolas Sarkozy avait reçue à l'Elysée jeudi dernier. En outre, le président français s'est entretenu à plusieurs reprises avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. AP

 


Libération des infirmières bulgares: Sarkozy ira en Libye dans les "deux jours"

PARIS (AFP), 24 juillet 2007 - Le président de la République Nicolas Sarkozy se rendra en Libye dans les "deux jours", après la libération des infirmières et du médecin bulgares, a annoncé mardi le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, interrogé en direct sur LCI depuis l'aéroport de Sofia.L'événement

"Nous sommes à deux jours d'un voyage du président de la République française en Libye. Il est clair que ce voyage ne pouvait pas avoir lieu si les infirmières et le médecin n'étaient pas libérés et c'est un argument qui a pesé très fort", a déclaré M. Guéant, peu après l'arrivée de l'avion de la présidence française qui a ramené les infirmières et le médecin de Tripoli.

Soulignant que les négociateurs avaient "douté jusqu'au bout de la libération", il a souligné que les discussions avaient porté sur "des arguments humanitaires, des arguments politiques aussi".

La Libye avait annoncé lundi, avant la libération des infirmières et du médecin, que le président français se rendrait mercredi à Syrte pour rencontrer le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, mais la présidence française n'avait pas confirmé.

 


La libération des infirmières bulgares à mettre au crédit de Sarkozy, selon Estrosi

PARIS (AFP), 24 juillet 2007 - La libération des infirmières bulgares a été accélérée par l'intervention du président Nicolas Sarkozy et "l'implication personnelle" de son épouse Cécilia, a déclaré mardi sur i-Télé le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Christian Estrosi.

"Je constate une chose: cela fait 10 ans que tout le monde en parle, que tout le monde dit que c'est une situation inacceptable. Cela fait deux mois qu'il y a un président de la République en France qui s'implique personnellement sur ce dossier, et ce matin il y a la libération des infirmières bulgares", a déclaré M. Estrosi.

"Là où on a dénoncé le suractivisme du président sur un tas de dossiers internationaux qui pour l'instant ont montré que la France était de retour sur la scène internationale, le dénouement de ce matin résume à lui seul que chaque Français et chaque Française ne peut qu'être fier de son pays", a déclaré M. Estrosi.

"La première dame de France" s'est "impliquée personnellement, sans rôle institutionnel bien évidemment, mais en prenant une part personnelle dans un rôle humanitaire", a-t-il dit.

"C'est la première dame de France, c'est un peu au côté du président de la République l'image et le reflet de la France dans le monde", a-t-il dit.

Les infirmières et le médecin bulgares, libérés après huit ans de détention en Libye, sont arrivés mardi matin à Sofia à bord d'un avion gouvernemental français, accompagnés de Cécilia Sarkozy et de la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner.

 


Arrivée à Sofia des infirmières et du médecin bulgares après leur libération

Par Vessela SERGUEVA

SOFIA (AFP), 24 juillet 2007- Les cinq infirmières et le médecin bulgares, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants en Libye, où ils ont passé huit années en prison, sont arrivés mardi à Sofia après leur libération intervenue quelques heures plus tôt.L'événement

A Tripoli, un responsable gouvernemental libyen a affirmé à l'AFP que les conditions que son gouvernement avait posées pour une extradition des praticiens bulgares avaient "été satisfaites".

"L'affaire a été réglée. Nous avons reçu des garanties pour la normalisation des relations avec les pays européens et pour un accord de partenariat avec l'Union européenne", a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.

D'intenses efforts diplomatiques de l'Union européenne et de la France avaient précédé ce dénouement.

L'annonce du retour en Bulgarie des infirmières et du médecin a été faite simultanément dans la capitale bulgare et à Paris mardi matin à l'aube.

Les six praticiens étaient transportés dans un avion du gouvernement français accompagnés notamment par l'épouse du président Nicolas Sarkozy, Cécilia, et la Commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

Selon un porte-parole du gouvernement bulgare, le président devrait les gracier dès leur arrivée sur le sol bulgare, leur permettant ainsi de revenir libres au pays.

L'agence de presse bulgare BTA a calculé que les six condamnés avaient au total passé 2.755 jours en prison en Libye.

A l'aéroport de Sofia, les parents de certaines des infirmières attendaient dans la nuit déjà le "dénouement heureux" de cette affaire concernant des "citoyens bulgares innocents" selon les termes du président bulgare Guéorgui Parvanov.

La mère de Kristiana Valtcheva, l'une des infirmières, Zorka Anatchkova, a déclaré, les larmes aux yeux, aux journalistes : "je me réjouis, je veux embrasser ma fille, je veux les embrasser toutes. Elles ont vécu ensemble un grand malheur".

Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova étaient arrivées en Libye dans les années 1990, après la fin du communisme, espérant mieux y gagner leur vie qu'en Bulgarie. Quant au médecin Achraf Joumaa Hajouj, il effectuait un stage dans l'hôpital libyen au moment de son arrestation.

Les six praticiens avaient été accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens à l'hôpital de Benghazi (nord), dont 56 sont morts entre temps. Mais des chercheurs de renommée internationale avaient réfuté ces accusations, affirmant que l'épidémie de sida dans l'hôpital était due aux mauvaises conditions d'hygiène dans l'établissement bien avant l'arrivée des praticiens.

La justice libyenne les avait condamnés à mort, peine deux fois confirmée et finalement commuée en prison à vie le 17 juillet dernier après que les familles des victimes ont renoncé à la peine capitale pour ces six personnes.

Leur extradition en Bulgarie a été rendue possible grâce à un accord bilatéral d'entraide judiciaire de 1984 et à de longues négociations avec les autorités libyennes.

Le président bulgare a exprimé "sa profonde satisfaction à propos du dénouement heureux attendu par toute la société bulgare".

Il s'est félicité du "rôle actif de nos partenaires européens et notamment du président (français) Nicolas Sarkozy, du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et de la Commissaire Benita Ferrero-Waldner". Il a également remercié l'épouse du président français Cécilia Sarkozy "pour son engagement personnel".

La France et l'Union européenne ont, quant à elles, salué mardi "le geste d'humanité" de la Libye.

"Le président de la République française (Nicolas Sarkozy), et le président de la Commission européenne (José Manuel Barroso) saluent ce geste d'humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant et s'engagent à tout faire pour aider les enfants atteints du sida", est-il écrit dans ce communiqué rendu public à Bruxelles.

"Ils ont exprimé leur profonde gratitude à l'émir et à l'Etat du Qatar dont la médiation a aidé à parvenir à ce dénouement heureux", ajoute le document.

L'avion du gouvernement français transporte également le médecin Zdravko Guéorgueiv, mari d'une des infirmières qui avait été emprisonné avec elles jusqu'à 2004, mais qui n'avait pas autorisé jusqu'à présent à quitter la Libye.

 


Les infirmières et le médecin libérés par la Libye sont à Sofia

SOFIA (Reuters), 24 juillet 2007 - Les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne libérés mardi par la Libye sont arrivés à Sofia, rapportent des témoins.

Condamnés à mort pour avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants libyens, ils avaient quitté en début de journée la Libye pour Sofia à bord d'un avion de la présidence française.

Ils sont arrivés à l'aéroport de la capitale bulgare en compagnie de la commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner, et de l'épouse du président français, Cécilia Sarkozy.

Le Haut Conseil judiciaire libyen a commué la semaine dernière leur condamnation à mort en prison à vie. Cette décision a ouvert la voie à leur rapatriement en vertu d'un accord de 1984 sur les échanges de prisonniers.

 


Un avion français ramène les infirmières bulgares à Sofia

PARIS (Reuters), 24 juillet 2007 - L'avion présidentiel français a décollé mardi de Libye à destination de Sofia avec à son bord les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne détenus depuis 1999, ont annoncé l'Elysée et la Commission européenne.

Le Haut Conseil judiciaire libyen a commué la semaine dernière en prison à vie la condamnation à mort des cinq infirmières et du médecin, jugés coupables d'avoir inoculé le sida à 460 enfants à l'hôpital de Benghazi. Cette décision ouvrait la voie à leur rapatriement en vertu d'un accord de 1984 sur les échanges de prisonniers.

"Le président de la République française, Monsieur Nicolas Sarkozy, et le président de la Commission européenne, Monsieur José Manuel Barroso, se félicitent de l'accord qui a enfin permis cette libération et ce retour en Bulgarie des infirmières détenues depuis plus de huit ans, et du médecin palestinien, ainsi que de la mise en place d'un dispositif amélioré pour assurer les soins délivrés aux enfants victimes du sida en Libye", dit le communiqué de la Commission européenne et de l'Elysée.

La commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner, l'épouse du président français, Cécilia Sarkozy, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui s'étaient rendus dimanche en Libye pour finaliser les discussions, se trouvent aussi à bord, ajoute-t-il.

Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso "saluent le geste d'humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant et s'engagent à tout faire pour aider les enfants atteints du sida", poursuit le communiqué qui mentionne la "médiation" accomplie dans ce dossier par l'émir du Qatar.

"Ce dénouement n'aurait pas été possible sans les efforts et la détermination de la Commission européenne, et plus particulièrement du membre de la Commission européenne chargée des relations extérieures, Mme Benita Ferrero-Waldner, tout au long du processus, et sans l'engagement personnel de Mme Cécilia Sarkozy", conclut-il.

Le porte-parole de la Commission européenne, Johannes Laitenberger, a précisé que Barroso s'était entretenu au téléphone avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi lundi.

De source libyenne proche du dossier, contactée d'Alger, on déclare que l'accord conclu prévoit une aide médicale européenne à la Libye ainsi qu'un chapitre sur les relations politiques. "Il y a eu un accord sur l'équipement de l'hôpital de Benghazi et sur les soins à apporter aux enfants (...) Toutes les questions politiques ont été réglées", a-t-on précisé.

L'UE, a-t-on ajouté de même source, a accepté d'améliorer ses relations avec Tripoli et de mettre en place un partenariat, notamment commercial.

Le ministère bulgare des Affaires étrangères a confirmé que les infirmières et le médecin, récemment naturalisé bulgare, étaient en route pour Sofia.

"Ils ont quitté l'aéroport en Libye et sont actuellement en vol. Nous les attendons à Sofia", a dit à Reuters le vice-ministre des Affaires étrangères Feim Tchauchev.

Le Premier ministre français François Fillon s'est félicité dans un communiqué de cette libération, "rendue possible par les efforts conjugués du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et du président de la République Nicolas Sarkozy".

Le Premier ministre "salue l'implication personnelle de l'épouse du chef de l'Etat dans cette libération tant attendue".

Une fois en Bulgarie, les six condamnés pourraient être graciés.

 


Le PS critique la manœuvre des Sarkozy

Par Matthieu Ecoiffier.  Libération - QUOTIDIEN : mardi 24 juillet 2007

Le second déplacement «humanitaire» de Cécilia Sarkozy à Tripoli a été vivement critiqué hier au PS, venant illustrer «la stratégie du coup d’éclat permanent» dénoncée par François Hollande dans L e Monde daté d’aujourd’hui. L’eurodéputé Benoît Hamon a accusé sur RMC Nicolas Sarkozy de «vouloir voler les succès de l’Union européenne [.] au motif qu’il faut que Mme Sarkozy puisse s’ébrouer dans le champ de la République.» Sur RTL, Pierre Moscovici, député PS du Doubs, voit «Sarkozy, via son épouse, et Claude Guéant un peu en train de faire la stratégie du coucou. Vous savez, je ponds mes œufs dans le nid des autres.»

 


La famille Sarkozy au secours des infirmières bulgares. Le régime libyen profite de l’affaire pour formuler de nouvelles exigences.

Par SABINE CESSOU.   Libération - QUOTIDIEN : mardi 24 juillet 2007

Après avoir été «raisonnablement optimiste», toute la semaine dernière, Emmanuel Altit, l’un des trois avocats internationaux français des infirmières bulgares se déclarait hier «très heureux», mais encore «prudent». Et pour cause : les cinq infirmières et le médecin accusés d’avoir contaminé 438 enfants libyens avec le VIH auraient pu quitter la Libye dès dimanche.

Pourparlers. Tel était du moins le plan initial de Cécilia Sarkozy, qui a fait le 22 juillet, toujours en compagnie de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, son second voyage en quelques jours à Tripoli. Les six accusés étaient toujours en prison, hier, malgré les efforts déployés par l’Europe, qui a aussi envoyé à Tripoli, dimanche, Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures. Bruxelles ne pourra plus accuser Nicolas Sarkozy de faire cavalier seul. Seulement, la présidence française, aussi active et volontaire soit elle, s’est heurtée hier aux mêmes difficultés que les négociateurs européens, actifs depuis plus de trois ans. Cécilia Sarkozy, qui avait rencontré à deux reprises Muammar al-Kadhafi, lors de son premier voyage, le 12 juillet, n’a pas pu revoir le chef d’Etat libyen en personne. Elle a donc rencontré hier sa fille Aïcha, à la tête d’une organisation caritative - alors que c’est l’un des fils du colonel libyen, Seif el-Islam, qui négocie depuis plusieurs années sur ce dossier. Muammar al-Kadhafi, lui, se trouve à Syrte, à 500 kilomètres de Tripoli, où il attend Nicolas Sarkozy, demain en fin de journée. Une visite que l’Elysée n’a pas confirmée. Nicolas Sarkozy, de son côté, a interrompu son déjeuner avec l’équipe de France de rugby, hier, pour s’isoler pendant vingt minutes avec son conseiller diplomatique et un interprète arabe. Les pourparlers sont «très durs», «compliqués, difficiles», a indiqué le président français, qui n’a pas sollicité Bernard Kouchner ou les services du Quai d’Orsay.

Sites archéologiques. Le ministère libyen des Affaires étrangères, lui, a formulé hier toutes sortes de nouvelles exigences : la construction d’une autoroute traversant le pays d’est en ouest, des voies de chemin de fer, la réhabilitation de sites archéologiques et des garanties pour le traitement des enfants malades du sida. «Comme le président français fait de ce dossier une affaire de principe, d’autres demandes libyennes sont encore possibles», estime Guillaume Denoix de Saint-Marc, porte-parole des familles des victimes de l’attentat du DC10 d’UTA, et patron d’International Decision (ID), une société conseil en «négociation politique et économique» basée à Tripoli. «Si les Libyens montrent de la bonne volonté politique», «l’extradition peut avoir lieu très rapidement», a déclaré Ivaïlo Kalfin, le ministre bulgare des Affaires étrangères, résolument optimiste.

 


News: Israël - OPINION et Politique FICTION - Cécilia Sarkozy : après la LYBIE, le dossier des soldats prisonniers du Hezbollah ?

Par Daniel Rouach - 24 juillet 2007 [http://www.israelvalley.com/]

OPINION - Les cinq infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne ont quitté tôt ce matin la Libye, pour rejoindre la Bulgarie, à bord de l’avion présidentiel français et en compagnie de Cécilia Sarkozy.

Cette information va avoir un effet exceptionnel en Israël. Peut-être la diplomatie Française va t-elle aussi faire des miracles au Moyen-Orient et permettre la libération des soldats israéliens capturés par le Hezbollah ?

Politique FICTION : “L’avion de la République Française vient de décoller du Liban à destination de Paris avec à son bord Mme Cécilia Sarkozy, Mme Bénita Ferrero-Waldner, M. Claude Guéant, les soldats israéliens libérés. Le président de la République Française, Nicolas Sarkozy et le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, se félicitent de l’accord qui a enfin permis cette libération et ce retour des soldats détenus depuis plus des mois. Le président de la République et le président de la Commission saluent le geste d’humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant et s’engagent à tout faire pour aider les enfants palestiniens. Ils expriment leur profonde gratitude à Tony Blair dont la médiation a permis ce dénouement heureux”.

Les relations entre le Liban et la France justifient un espoir, même limité, du côté israélien. La Ministre des affaires étrangères israélienne Tsipi Livni fait tout pour garder de bonnes relations avec la France et ne pas heurter, même de manière très légère, les bonnes relations actuelles. Ce n’est pas par hasard qu’Israël n’a pas hurlé lors de la dernière visite controversée des représentants du Hezbollah à Paris.

Communiqué de la présidence française sur la libération des infirmières Bulgares :

“L’avion de la République Française vient de décoller de Libye à destination de Sofia avec à son bord Mme Cécilia Sarkozy, Mme Bénita Ferrero-Waldner, M. Claude Guéant, lers infirmières et le médecin palestinien. Le président de la République Française, Nicolas Sarkozy et le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, se félicitent de l’accord qui a enfin permis cette libération et ce retour en Bulgarie des infirmières détenues depuis plus de huit ans, et du médicin palestinien, ainsi que la mise en place d’un dispositif amélioré pour assurer les soins délivrés aux enfant victimes du sida en Libye. Le président de la République et le président de la Commission saluent le geste d’humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant et s’engagent à tout faire pour aider les enfants atteints du sida. Ils expriment leur profonde gratitude à l’Emir et à l’Etat du Qatar dont la médiation a permis ce dénouement heureux”.

 


Affaire des infirmières Bulgares : Les prisonniers contre la normalisation avec l’Union européenne

Walf Fadjiri - 24 juillet 2007
C'est un tournant sans doute historique qui se joue autour de l'extradition vers Sofia des infirmières et du médecin bulgare. Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures et Cécilia Sarkozy sont depuis dimanche à Tripoli pour négocier la sortie de ces six personnes. Les pourparlers sont ‘très durs’, estime Nicolas Sarkozy qui, en cas de succès, pourrait se rendre lui aussi à Tripoli pour rencontrer le colonel Kadhafi. Ce dernier joue sa réhabilitation au niveau européen.

Les tractations pour trouver une issue à l'affaire des infirmières et du médecin bulgares accusés depuis huit ans d'avoir inoculé le sida à des enfants libyens se prolongeaient lundi soir, Sofia dénonçant de ‘nouvelles conditions inacceptables’ de la part de Tripoli. ‘La Libye ne contribue pas à la normalisation de ses relations avec l'Union européenne en posant de nouvelles conditions’ qui sont ‘trop ambitieuses et certaines même inacceptables’, a déclaré ministre bulgare des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfine à Bruxelles, où l'Ue devait aborder le dossier. M. Kalfine a refusé de donner des détails sur les demandes libyennes tandis qu'à Tripoli, le black-out régnait sur les pourparlers en cours entre des responsables du ministère libyen des Affaires étrangères, la Fondation Kadhafi qui a mené les négociations avec les familles et la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. L'arrivée en Libye dimanche de cette dernière, ainsi que celle de l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, avait pourtant fait naître l'espoir d'un règlement rapide de l'affaire des cinq infirmières et du médecin d'origine palestinienne. Leur condamnation à mort a été commuée la semaine dernière en peine de prison à vie, ouvrant la voie à leur extradition vers Sofia.

Selon une source diplomatique à Tripoli, la Libye a réclamé une ‘normalisation complète’ de ses relations avec les pays de l'Ue ‘dans tous les domaines’ ainsi que des garanties pour le traitement des enfants libyens atteints du sida. La Libye exige en prime ‘la réalisation de projets en Libye’, dont une autoroute traversant son territoire de sa frontière avec la Tunisie (est) à celle avec l'Egypte (ouest). Elle réclame également un chemin de fer reliant les ports libyens à des villes africaines, ainsi que la réhabilitation de ses sites archéologiques, a ajouté la même source sous couvert de l'anonymat, précisant que ‘les discussions étaient très difficiles’. ‘Sauf développement de dernière minute, les négociations ont peu de chance d'aboutir’, a ajouté la même source. De son côté, Mme Sarkozy a rencontré à Tripoli la fille du dirigeant libyen Aïcha. Mme Sarkozy, dont la mission est plus humanitaire que diplomatique selon Paris, ‘devrait rentrer dans la soirée’, selon une source diplomatique à Tripoli.

Le président français a multiplié pour sa part les consultations, s'entretenant trois fois avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, deux fois avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, et une fois avec le président bulgare Guéorgui Parvanov, selon son porte-parole.

Selon une source officielle libyenne, M. Sarkozy est attendu ce mercredi à Syrte pour des entretiens avec le colonel Kadhafi, une visite que la présidence française n'a pas confirmée.

Mme Sarkozy s'était déjà rendue en Libye le 12 juillet pour rendre visite aux infirmières accusées depuis 1999 d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés. Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, ont toujours clamé leur innocence, affirmant que leurs aveux avaient été arrachés sous la torture. Ils ont reçu le soutien de deux des chercheurs les plus éminents sur le virus, les spécialistes français Luc Montagnier et italien Vittorio Colizzi, pour qui la contamination résultait de mauvaises conditions d'hygiène.

A Paris, le collectif de familles des victimes françaises de l'attentat libyen de 1989 contre un avion DC-10 de la compagnie Uta, a demandé qu'on se montre ‘vigilant’ afin que ce dossier ne fasse pas les frais des efforts pour la libération des infirmières bulgares. En 1999, six Libyens, dont un beau-frère du colonel Mouammar Kadhafi, ont été condamnés à perpétuité par la justice française pour cet attentat, qui avait fait 170 morts, de dix-sept nationalités différentes, dont 54 Français, dans le désert du Ténéré (Niger).

Les autorités libyennes veulent obtenir la normalisation des relations avec l’Union européenne, avant l’extradition des infirmières bulgares et du médecin palestinien, détenus depuis huit ans. La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s’est entretenue à Tripoli avec des responsables du ministère des Affaires étrangères qui lui ont présenté une série d’exigences. Outre le traitement des enfants libyens atteints par le sida, Tripoli souhaite une ‘normalisation complète des relations de la Libye avec les pays de l’Union européenne dans tous les domaines’.

Il s’agit d’une demande ancienne du colonel Kadhafi, qui, après la récente normalisation des relations avec Washington, ne veut plus que son pays figure sur une quelconque liste d’’Etats-voyous’. Les relations entre l’Ue et Tripoli se sont considérablement améliorées depuis que la Libye a renoncé, en 2003, aux armes de destruction massive et après avoir remboursé les familles des victimes de l’attentat de Lockerbie, qui avait provoqué 270 morts lors de l’explosion de l’avion de la Panam en dessus de l’Ecosse en 1988.

Les responsables libyens souhaitent que l’Union européenne participe également à une série de projets industriels ambitieux, tels que la construction d’une autoroute traversant le pays et reliant ses frontières avec la Tunisie, à l’ouest, à celles avec l’Egypte à l’est. Tripoli réclame aussi la construction d’une ligne de chemin de fer reliant les ports libyens, en Méditerranée, à des villes africaines, ainsi que la réhabilitation de ses sites archéologiques, selon une source diplomatique à Tripoli. Le gouvernement libyen a également demandé la modernisation de l’hôpital de Benghazi, un bâtiment de 1 200 lits où travaillaient les infirmières bulgares et le médecin palestinien qui, selon les Libyens, auraient contaminé les 438 enfants, dont 56 sont décédés. Le président français a promis de satisfaire cette demande, selon des informations publiées dans le site internet de l’hebdomadaire Le Point.

Nicolas Sarkozy s’est entretenu dans la nuit de dimanche à lundi avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ‘afin d’évoquer les calendriers d’un accord pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur rapatriement immédiat’. Les négociations entre l’Ue et Tripoli concernant ce délicat dossier durent depuis 2003. Le président français pourrait se rendre ‘rapidement’ à Tripoli, mais il n’a pas confirmé que cette visite aurait lieu mercredi, comme cela a été annoncé par les autorités libyennes.

Walf Fadjiri - 24 juillet 2007 - http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_art=39518

Actualité internationale et africaine de sangonet