A l’instar des  élites tunisiennes

                             Par : Léon Kidjimalé Grant

« Le comité Nobel récompense l'action en faveur de la transition démocratique de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, syndicat), de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (patronat), de la Ligue tunisienne des droits de l'homme et l'ordre tunisien des avocats.

Un quartet formé lorsque la démocratie était en danger

Le quartet a été formé à l'été 2013, à un moment où le processus de démocratisation était en danger en raison d'assassinats politiques et de vastes troubles sociaux.

Il a donc été "crucial" pour permettre à la Tunisie plongée dans le chaos des Printemps arabes "d'établir un système constitutionnel de gouvernement garantissant les droits fondamentaux pour l'ensemble de la population, sans condition de sexe, de convictions politiques (et) de croyances religieuses", explique le comité norvégien. »

 

C’est en ces termes que fut annoncé  à la fin de matinée du 9 octobre 2015, l’octroi du prix Nobel à la Tunisie.

 Aussitôt, le secrétaire général des Nations-Unies y voit un encouragement pour l’Afrique et le monde…

Un exemple pour la Centrafrique, donc !

 

Encore faut-il que l’on s’en inspira !

A l’instar des élites tunisiennes, et si les centrafricains et leurs élites  changeaient de manière de penser et d’agir. Passer d’une étroitesse d’esprit à un esprit large,  nécessite efforts et abnégations. Mais ne désespérons pas des hommes.

En matière de difficultés rencontrées, les similitudes sont frappantes entre la Centrafrique et la Tunisie.

La R.C.A. et sa population sont ouvertes sur le monde. Elle a parmi ses enfants aussi des êtres de qualité, capables d’abnégation, de patriotisme et surtout animée d’une volonté réelle de vivre-ensemble.

 La division affaiblit une nation. Diviser pour régner, cette arme néo- colonisatrice et la domination des Noirs, théorisée par Willie Lynch, ont encore de beaux jours devant elle. Elles dureront tant que la prise de conscience ne sera pas au rendez-vous. Il ne tient qu’à chacun de nous, pour que  la diversité ou la différence  devienne une richesse, un supplément d’âme…

Rêvons de nouveau  avec, le Pasteur Martin Luther King, qu’un jour le tribalisme, le confessionnisme et la corruption seront bannis pour que triomphe l’intérêt général. Cela voudra plus qu’un prix Nobel…

LGK

(10/10/2015)