DIALOGUE NATIONAL REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité - Dignité - Travail

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RAPPORT FINAL

 

 

 

 

 

 

COMMISSION II

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POLITIQUE ET DIPLOMATIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

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PAGES

INTRODUCTION............................................................................

5

I - L'ETAT DE DROIT ET LA DEMOCRATIE.......................................

6

A - CONSTITUTION...............................................................

Propositions spéciales.................................................................

  1. Quel type de régime politique pour la R.C.A...............................
  2. Des conditions.d'éligibilité.......................................................
  3. Les incompatibilités aux fonctions de Chef de l'Etat.....................
  4. De la durée du mandat présidentiel..........................................
  5. Sur le contre-seing des actes du Président de la République.........
  6. Des prérogatives du Premier Ministre.......................................
  7. De la motion de censure........................................................
  8. De la responsabilité pénale du Chef de l'Etat..............................
  9. Un Parlement.avec un pouvoir fort (étapes de la procédure de destitution)..........................................................................
  10. De la responsabilité pénale du Président de l'Assemblée Nationale
  11. De la mission de la Cour Constitutionnelle.................................
  12. De la Régionalisation et la Décentralisation................................
  13. De la Révision.....................................................................
  14. Du Haut Conseil de la Communication......................................

 

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B - LE CODE ELECTORAL.....................................................

Propositions à court terme............................................................

  1. Sur le découpage électoral.....................................................
  2. La CEMI.............................................................................
  3. Du dépouillement..................................................................
  4. Sur le vagabondage politique..................................................
  5. Sur le bulletin de vote............................................................
  6. La Campagne Electorale........................................................
  7. Le Bureau de vote................................................................

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C - LES PARTIS POLITIQUES................................................

Propositions à court terme.............................................................

  1. Sur l'existence des partis politiques..........................................
  2. Sur la loi relative aux partis politiques.......................................

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D - LE CALENDRIER ELECTORAL..........................................

Recommandation forte....................................................................

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E - DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES.................................

13

II - LA JUSTICE ET LES DROITS DE L'HOMME........................

A - LES CADRES INSTITUTIONNELS......................................

  1. Les Juridictions..................................................................
    1. La ville de Bangui........................................................
    2. Au niveau des provinces...............................................
  2. Les organes de gestion de la carrière des Magistrats.....................
  3. L'organe de discipline et de contrôle..........................................

B - LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA JUSTICE.....................

Le Constat : Faiblesses identifiées..................................................

C - LA PROTECTION DES DROITS DE L'HOMME.....................

  1. Les mécanismes juridictionnels................................................
  2. Les mécanismes non juridictionnels..........................................

D - LA GARANTIE DES DROITS FONDAMENTAUX..................

Constat : ......................................................................................

Solutions recommandées.........................................................

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III - BONNE GOUVERNANCE..........................................................

1°) - Les problèmes liés à la mission et aux objectifs de

l'Administration........................................................................

2°) - Les problèmes liés au personnel de l'Administration.................

Constat  .......................................................................................

Mesures préconisées....................................................................

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22

IV - DE LA LIBERTE DE LA PRESSE ET DU DEVELOPPEMENT DES

MEDIA...................................................................................

Faiblesses constatées....................................................................

Mesures recommandées................................................................

  • A court terme........................................................................
  • A moyen terme......................................................................

 

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V - DIPLOMATIE..................................................................

Faiblesses constatées..................................................................

Recommandations.........................................................................

  1. A court terme........................................................................
  2. A moyen terme......................................................................

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RECOMMANDATIONS....................................................................

ANNEXES............................................................................

    • Liste des Délégués......................................................
    • Liste des Experts et Observateurs..................................

26 - 42

43

44 - 45

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INTRODUCTION

Le Décret du Président de la République, Chef de l'Etat n°03.219 du 26 août 2003, dans son article 7 a chargé la Commission Politique et Diplomatie de tracer les grandes orientations sur les questions suivantes :

Après l'adoption du Règlement Intérieur du Dialogue National par l'Assemblée Plénière en date du 16 septembre 2003, les membres de la Commission Politique et Diplomatie réunis le même jour ont mis en place le Bureau de ladite Commission, composée comme suit :

Président : Monsieur Zacharie NDOUBA

Vice-Président : Monsieur Joaquim DA SILVA NZENGUE

Rapporteur : Monsieur Bruno Hyacinthe GBIEGBA

Rapporteur Adjoint : Monsieur Joseph MALEMINDOU

La liste des membres, des personnes ressources et des Observateurs est en annexe.

Après un bref échange de vue les termes de référence ont été regroupés de la manière suivante :

I - l'ETAT DE DROIT ET LA DEMOCRATIE EN REPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE :

    1. LA CONSTITUTION ;
    2. LE CODE ELECTORAL ;
    3. LES PARTIS POLITIQUES ;
    4. LE CALENDRIER DES ELECTIONS GENERALES ;
    5. RAPPEL SUR LES ORGANES DE TRANSITION.

II- LA JUSTICE, LES DROITS DE L'HOMME ET LES LIBERTES

FONDAMENTALES

III- LA BONNE GOUVERNANCE : L'AUTORITE DE L'ETAT ET L'IMPUNITE

IV - LA LIBERTE DE LA PRESSE ET LE DEVELOPPEMENT DES MEDIAS

V- LA DIPLOMATIE

 

 

 

METHODOLOIGIE

La méthode pour les travaux de la Commission a consisté de la façon suivante :

I - L'ETAT DE DROIT ET LA DEMOCRATIE

    1. LA CONSTITUTION

Après la modification de la Constitution de 1986 ayant restauré le multipartisme, une nouvelle Constitution a été adoptée après concertation le 14 janvier 1995, par une large majorité pour consolider la jeune Démocratie Centrafricaine.

Aujourd'hui, cette Constitution est suspendue par les Actes Constitutionnels numéros I et II du 15 mars 2003.

Selon la Commission, la Constitution du 14 janvier 1995 contient de nombreuses garanties pour le respect des droits fondamentaux :

La Commission a relevé que si les institutions avaient fonctionné selon les bases de la société, telles que fixées par la Constitution du 14 janvier 1995, le pays n'aurait pas sombré dans le chaos où il se trouve aujourd'hui.

C'est donc le non respect de cette loi fondamentale qui a été à l'origine de toutes les dérives.

En dépit de ses insuffisances, la Commission a estimé que la Constitution du 14 janvier 1995 est la moins mauvaise et l'a retenue comme base de ses réflexions pour la prochaine Constitution à venir.

Aussi, la Commission a-t-elle adopté comme principe d'inclure dans la Constitution certaines dispositions permettant d'éviter les abus du pouvoir exécutif en renforçant le mécanisme du contrôle Parlementaire. Elle a également décidé d'expurger de la Constitution les dispositions restrictives pouvant prêter à des exclusions sur des bases subjectives.

La Commission s'est également attachée à trouver une meilleure organisation des pouvoirs par un équilibre de pouvoirs entre le Président de la République et le Premier Ministre Chef de la Majorité Parlementaire. En tenant compte des difficultés politiques engendrées par la restriction des prérogatives du Premier Ministre à l'article 37 de la Constitution du 14 janvier 1995, la Commission a élargi les pouvoirs du Premier Ministre lui permettant de conduire la politique de la Nation.

Aussi, dans le cadre de la tenue du " Dialogue National ", la Commission a jugé utile de fixer des orientations en vue de la rédaction d'un nouveau Texte constitutionnel.

PROPOSITIONS SPECIALES

1°) - Quel type de régime Politique pour la République Centrafricaine ?

Un régime semi-présidentiel avec des organes suivants :

2°) - Des conditions d'éligibilité

Ne peuvent être candidats à l'élection présidentielle que les hommes et les femmes centrafricains d'origine.

Ils doivent jouir de leurs droits civils et politiques être de bonne moralité et aptes à assumer avec lucidité, efficacité et responsabilité les fonctions de leurs charges.

3°) - Des incompatibilités aux fonctions de Chef de l'Etat

Le Président élu ne doit pas cumuler ses fonctions de Chef d'Etat avec un autre mandat politique ou d'autres fonctions et activités lucratives, sous peine de destitution.

4°) - De la durée du mandat présidentiel

La durée du mandat présidentiel est proposée à cinq (5 ans), renouvelable une seule fois.

5°) - Sur le contre-seing des actes du Président de la République

Les actes du Président de la République et les décisions adoptées en Conseil des Ministres sont contresignés par le Premier Ministre et par les Ministres chargés de leur exécution, exceptés ceux relevant du pouvoir régalien du Chef de l'Etat.

L'absence du contre seing entraîne la nullité de l'Acte.

6°) -Des prérogatives du Premier Ministre

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est issu de la majorité à l'Assemblée. Il conduit la politique de la Nation. Toutefois si cette majorité venait à changer, il revient au Gouvernement sous l'autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de définir et de conduire la politique de la Nation.

 

 

7°) - De la Motion de Censure

Le vote sur la motion de censure est une décision extrêmement grave et délicate qui doit s'exprimer à BULLETIN SECRET. La procédure de vote à main levée ne permet pas toujours de juger de l'esprit d'indépendance de certains Députés et de leur responsabilité.

8°) - De la responsabilité pénale du Chef de l'Etat

a)- Sur le crime politique

En prêtant serment sur la Constitution, le Président de la République élu jure d'en être le garant. S'il viole cette Constitution, il commet le crime de trahison. Afin d'éviter des interprétations diverses, sont considérés comme crimes de trahison à titre indicatif :

La traduction devant la Justice intervient après la procédure de destitution.

La démission du Président de la République met fin à la procédure de destitution et de traduction devant la Haute Cour de Justice.

b)- Sur les infractions du droit commun

Pour les infractions du droit commun, le Chef de l'Etat fait l'objet de poursuite devant les juridictions compétentes à la fin de son mandat.

9°) - Un Parlement avec un pouvoir fort

Le renforcement de l'efficacité du Parlement doit se traduire par la possibilité d'obtenir en cas de nécessité un quorum qui peut favoriser la recherche de solution devant une situation de crise. En cas de crime de trahison, il y'a deux étapes de la procédure de destitution.

      1. la majorité de 1/3 des Députés pour le vote sur la recevabilité de la décision de mise en accusation.
      2. la majorité de 2/3 des Députés pour le vote de la décision de traduction du Chef de l'Etat devant la justice.

10°) - De la responsabilité pénale du Président de l'Assemblée Nationale

Le Président de l'Assemblée Nationale peut désormais faire l'objet de procédure de destitution pour manquements aux devoirs de sa charge sur la demande motivée de 1/3 des Députés.

Sa destitution n'est prononcée que si le vote recueille 2/3 de Membres composant l'Assemblée Nationale.

 

11°) - De la mission de la Cour Constitutionnelle

Le maintien de la Cour Constitutionnelle en tant qu'institution permanente chargée de proclamer les résultats des élections est approuvée.

Elle est juge de la constitutionnalité des lois. Elle doit vider les contentieux électoraux et proclamer les résultats quarante cinq (45) jours avant l'investiture du Président élu.

La Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) Membres dont au moins trois (3) femmes. IIs doivent avoir au moins 15 ans d'expérience professionnelle et sont désignés comme suit :

Ils élisent en leur sein un Président et un Vice-Président.

Leur mandat est de sept (07) ans non renouvelable.

12°)- De La Régionalisation et la Décentralisation

La Régionalisation et la Décentralisation consistent en un partage de pouvoirs entre l' Etat et les Collectivités.

Un accent particulier sera mis sur la politique de la Décentralisation progressive afin de promouvoir la gestion des collectivités et la consolidation de la conscience nationale.

13°) - De la Révision

L'initiative de la Révision de la Constitution appartient au Président de la République après avis du Conseil des Ministres et à l'Assemblée Nationale sur la demande des 2/3 de ses membres.

Toute révision constitutionnelle se fait par voie référendaire ou parlementaire.

Sont exclus de la révision :

 

 

 

14°) - Du Haut Conseil de la Communication

La liberté de la Presse est garantie par la Constitution.

Pour démocratiser véritablement la Presse, il faut la doter d'un organe indépendant ayant un pouvoir de régulation et de décision. Une disposition sera retenue dans la Constitution en ces termes : "  l'Exercice de la liberté et l'égal accès pour tous aux médias d'Etat sont assurés par une Institution indépendante de tout pouvoir politique, de tout parti politique, association ou groupe de pression de quelque nature que ce soit, dénommée le Haut Conseil de la Communication, doté de pouvoir de régulation et de décision "

Le Haut Conseil de la Communication est composé de neuf (9) membres dont trois (03) femmes au moins ayant dix (10) années d'expérience professionnelle.

Ils sont désignés comme suit :

Le Président, le Vice-Président et le Secrétaire Général du Haut Conseil de la Communication sont élus par les membres désignés du Haut Conseil de la Communication.

Leur Mandat est de sept (07) ans non renouvelable.

    1. LE CODE ELECTORAL
    2. Propositions à court terme :

      Le Code Electoral fixé par la loi n°98.004 du 27 mars 1998 modifiée par la loi 99.015 du 1er juillet 1999 comporte des dispositions incohérentes. La révision de ces dispositions s'impose.

      1. Sur le découpage électoral

Déterminer les circonscriptions électorales sur la base de deux (02) critères :

Retenir par conséquent :

Pour la ville de Bangui, le critère est exclusivement la densité de la population (un Député par tranches de 50.000 habitants.

2. La CEMI

3. Du dépouillement

Les procès verbaux de dépouillement seront établis avec des souches en six (06) exemplaires en tenant compte de la répartition suivante :

4. Sur le vagabondage politique

Tout candidat titulaire élu Député sous la bannière d'un parti politique qui quitte son parti est considéré comme démissionnaire. Il doit être remplacé par son suppléant.

Cette préoccupation doit être prise en compte dans la Constitution par rapport au caractère du mandat de Député.

Pour l'investiture de leur candidat, les partis politiques doivent tenir compte des critères suivants :

5. Sur le bulletin de vote

Le vote pour les élections présidentielles et législatives se déroulent à bulletin unique.

Le bulletin unique doit comporter le nom, la photo en couleur, le logo ou le signe distinctif du candidat.

Les dimensions du bulletin uniques seront fixées par le soin de l'organisation de ces élections .

Les élections municipales se feront par le scrutin sur liste. Si les résultats ne dégagent pas la majorité, la répartition des sièges se fera sur la liste proportionnelle.

 

6. La Campagne Electorale

Il sera organisé un débat radio-télévisé entre les deux candidats arrivés au deuxième tour du scrutin présidentiel.

L'Etat doit désormais payer en partie et à égalité la campagne des deux candidats arrivés au second tour des élections présidentielles.

7. Le Bureau de vote

Pour éviter d'influencer les électeurs, les éléments de force de l'ordre doivent se tenir discrètement éloignés à une distance raisonnable du bureau de vote.

    1. LES PARTIS POLTIQUES

Propositions à court terme

a)- sur l'existence des partis politiques

b)- sur la loi relative aux partis politiques

Certaines dispositions très répressives de la loi organique existante sur les partis politiques (Loi n° 92.014 du 28 Août 1992), doivent être corrigées afin de garantir l'exercice démocratique des activités des partis politiques.

    1. LE CALENDRIER ELECTORAL

Recommandation forte

- La période idéale pour le déroulement des élections est la saison sèche

- La démocratie doit se faire à la base (élections municipales d'abord, législatives et présidentielles ensuite).

- Le calendrier électoral est proposé comme suit :

1°) -Révision du code électoral : novembre 2003 - Janvier 2004 ;

2°) - Recensement électoral : décembre 2003 - Avril2004 ;

3°) - Rédaction de la Constitution à partir de Novembre 2003 ;

4°)- Campagne d' Information et d'Education Civique des électeurs : avril 2004-

septembre 2004 ;

5°) - Campagne et référendum pour la constitution à partir de septembre 2004 ;

6°) - Elections Générales : novembre 2004-avril 2005 :

    1. DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

En exécution de ce calendrier électoral, il doit être prévu des dispositions transitoires pour résoudre les questions de la proclamation des résultats des élections, de l'examen des contentieux électoraux et de l'investiture du Président élu.

Il est suggéré au Gouvernement de confier à la Cour de Cassation et au Conseil d'Etat une réflexion sur la question.

En ce qui concerne les temps d'antenne devant être répartis entre les candidats, le Ministère de la Communication et les partis politiques devront mettre en place un Organe à cet effet.

II - LA JUSTICE ET LES DROITS DE L'HOMME

La Justice constitue un pouvoir indépendant. Ce pouvoir judiciaire est maintenu par l'Acte Constitutionnel n°2 du 15 mars 2003 en son article 8.

La Justice est rendue au nom du peuple centrafricain conformément à l'Acte Constitutionnel susvisé et par la loi n° 95.010 du 22 décembre 1995 portant Organisation Judiciaire.

A - LES CADRES INSTITUTIONNELS

1 - Les juridictions

      1. dans la ville de Bangui

 

 

      1. 23 Tribunaux de Grande Instance (TGI) répartis au niveau des provinces.

La Cour Constitutionnelle est chargée de veiller au fonctionnement régulier des pouvoirs pour éviter l'arbitraire et les abus.

La Haute Cour de Justice, juridiction d'exception, doit juger les hauts responsables politiques pour des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions susceptibles de constituer le crime de trahison

Ces deux juridictions ont été dissoutes par les Ordonnances n°03.001 et 03.002 du 23 avril 2003.

2 - Les organes de gestion de la carrière des Magistrats

3 - L'organe de discipline et de contrôle

L'inspection générale des Services Judiciaires a une compétence sur l'ensemble de tous les Services à l'exception des juridictions supérieures (Cour de Cassation, Conseil d'Etat, Cour des Comptes). Elle dispose d'un pouvoir général d'investigations et de contrôle.

Depuis la Réforme Constitutionnelle de 1995, la République Centrafricaine dispose de tous les instruments juridiques de protection. Cependant, la Justice manque de moyens.

B - LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA JUSTICE

Les Magistrats :

Au nombre de 140 en activité dans toutes les juridictions confondues (ordre administratif et ordre judiciaire) et à la chancellerie (Ministère de la Justice)

Greffiers :

Secrétaires des parquets et personnels administratifs, tous relevant du statut général de la fonction publique.

Les Officiers et Agents de Police Judiciaire :

Ce sont des Auxiliaires de Justice appartenant à la Police ou à la gendarmerie ou aux autres administrations publiques déterminées par le domaine de leur profession.

 

Les Avocats :

Ils sont Constitués en Barreau de Centrafrique. Ils sont au nombre de 60.

Les Notaires :

Il y a six (06) Notaires et six (06) Etudes Notariales ; ils constituent la chambre des Notaires.

Les Agents d'Exécution :

Au nombre de cinq (05) ils sont appelés à être remplacés par les Huissiers de Justice dont le statut professionnel a été déjà réglementé par la loi n°03.001 publiée le 13 janvier 2003.

- Les Experts Judiciaires :

Il s'agit des professionnels dans divers domaines, qui peuvent être appelés par le Juge pour lui donner des indications sur un domaine qui ne relève pas du droit.

Ces Experts sont inscrits sur une liste dressée par la Cour d'Appel et sont placés sous le contrôle du Parquet général

- Les Administrateurs Judiciaires et les Syndics :

Ils sont chargés des procédures de liquidation.

LE CONSTAT

1- La justice est jugée corrompue et inefficace :

Faiblesses identifiées :

2 - La protection des droits fondamentaux

Solutions préconisées

A Court terme

A moyen terme

C - LA PROTECTION DES DROITS DE L'HOMME

Elle est réalisée par :

      1. Les mécanismes juridictionnels

      1. - Les mécanismes non juridictionnels

Depuis le retour du multipartisme, une presse privée indépendante s'est développée, des institutions et des ONG chargées de la défense des droits de l'homme se sont constituées :

D - LA GARANTIE DES DROITS FONDAMENTAUX

L'article 12 de l'Acte Constitutionnel n°2 du 15 mars 2003 énonce que " le pouvoir judiciaire, gardien des libertés et de la propriété, est tenu d'assurer le respect des principes consacrés comme bases fondamentales de la société".

La République Centrafricaine a souscrit des Accords et des Traités contenant les instruments de protection des Droits fondamentaux.

Mais il existe encore des textes internationaux relatifs aux Droits de l'Homme non encore ratifiés par la République Centrafricaine.

Constat :

- Détentions arbitraires et tortures sont des pratiques courantes,

 

Solutions recommandées

III - LA BONNE GOUVERNANCE

La Gouvernance, c'est l'exercice de l'autorité économique, politique et administrative, c'est-à-dire la gestion des affaires d'un pays à tous les niveaux. Elle englobe les mécanismes, les processus et les instructions par le biais desquels, les citoyens et les groupes expriment leurs intérêts, exercent leurs droits juridiques, assurent leurs obligations et auxquels ils s'adressent en vue de régler leurs différends.

 

 

 

La bonne gouvernance se caractérise notamment par :

- La gestion saine de la chose publique

Toutes ces vertus ne semblent pas caractériser l'Administration centrafricaine.

1°) Les problèmes liés à la mission et aux objectifs de l'Administration

L'Administration centrafricaine est devenue aujourd'hui inadaptée et anachronique. Elle ne répond plus aux exigences d'un Etat moderne et d'une société nouvelle. Il ne s'agit pas seulement de veiller à l'unité et à l'intégration nationale, de garantir la stabilité du régime mais aussi de promouvoir l'amélioration des conditions de vie des centrafricains à savoir : accès à la santé, à l'éducation, la construction des routes etc.

      1. - Des objectifs mal définis 

Une analyse sommaire de l'administration centrafricaine montre que ses objectifs sont mal définis.

Cette affirmation peut être illustrée par le chevauchement des attributions de certains Ministères au sein du Gouvernement actuel : tel est le cas du Ministère de l'Intérieur avec la Commission nationale des droits de l'homme ; le Ministère de la Justice de la Bonne Gouvernance et des droits de l'homme avec le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme qui est rattaché à la Primature.

Les problèmes relatifs à la mission et aux objectifs de l'Administration centrafricaine se traduisent essentiellement par :

      1. - La politisation, la syndicalisation et la tribalisation de l'Administration
      2. l'Administration est fortement politisée et syndicalisée. La politisation et la syndicalisation de l'Administration sont un obstacle à son efficacité et à sa neutralité.

        Elles ne sont pas de nature à favoriser la bonne gestion des affaires de l'Etat. Elles créent au contraire une grande confusion entre les postes politiques et les postes techniques.

        Pour la nomination des Cadres de l'Administration, des Sociétés d'Etat ou des nominations à de divers postes de responsabilité et dans les missions diplomatiques, il faut se fonder sur des critères de compétence d'efficacité et éviter la monopolisation de l'Administration par un groupe ethnique ou régional.

      3. - L'insuffisance des moyens matériels

L'Administration centrafricaine manque totalement de moyens. De ce fait, elle ne peut remplir sa mission.

Certains hauts Cadres de l'Administration considèrent les biens de l'Etat, tels que voitures, maisons, logements administratifs comme leurs propriétés privées. Le manque d'éthique dans la gestion de la chose publique est la cause du gaspillage et du détournement des ressources matérielles et des dons mis à la disposition de la République Centrafricaine dans le cadre de la coopération. Par exemple, les véhicules des Projets sont reformés et achetés à vils prix.

2°) - les Problèmes liés au personnel de l'Administration

C'est le personnel de l'Administration qui joue un rôle déterminant pour un meilleur rendement, or ce personnel n'est pas utilisé de manière rationnelle.

On constate dans l'Administration centrafricaine un laxisme chronique, une corruption à tous les niveaux des Services, un manque de contrôle par les Supérieurs hiérarchiques. Le non-respect des horaires de travail se traduit par un faible rendement.

Constat :

Mesures préconisées :

IV - DE LA LIBERTE DE LA PRESSE ET DU DEVELOPPEMENT DES

MEDIAS

La Presse joue un rôle déterminant dans une démocratie de développement.

La Communication demeure l'un des secteurs de la vie nationale qui connaît une évolution très difficile.

Sur le plan institutionnel, le Gouvernement a fait adopter, le 14 janvier 2003 deux (02) loi n° 03.03 portant création, organisation et fonctionnement du Haut Conseil de la Communication et la loi n°03.02 relative à la liberté de la communication, pour mieux organiser l'espace communicationnel en République Centrafricaine.

La loi relative à la liberté de la communication comporte des dispositions très répressives réduisant totalement la liberté professionnelle du communicateur.

Dans le cadre du Programme National de Communication pour le Développement Cadre, un document-cadre de politique de communication pour le développement initié par les Autorités centrafricaines avec l'appui de la FAO a été validé par le Gouvernement.

C'est un vaste programme qui suscite l'intérêt des partenaires pour apporter leur appui à la promotion des médias publics. La mise en œuvre de ce projet ne dépend que de la volonté du Gouvernement.

Faiblesses constatées :

 

 

 

 

Mesures recommandées :

A court terme

A moyen terme

V - LA DIPLOMATIE

Notre pays, la République Centrafricaine vit des périodes les plus cruciales et les plus stimulantes de son histoire. Il se trouve aujourd'hui à un tournant : une ère vient de s'achever et un nouveau départ s'avère désormais possible et nécessaire. Un climat de renouveau s'installe, favorable à l'enracinement de la rigueur dans la gestion des affaires de l'Etat, permettant d'engager bon nombre de réformes et ouvrant de nouvelles perspectives.

La réalisation d'actions essentielles et urgentes pouvant permettre de relever les défis majeurs de ce millénaires revêt une importance fondamentale. Mais en tout état de cause, il conviendrait de relever qu'une réforme si bien élaborée, soit-elle n'est jamais parfaite, il arrive un moment où il faut s'accommoder de l'existence plutôt que de compromettre l'acclimatation de l'institution.

Le Ministère des Affaires Etrangères a fait l'objet de nombreuses réformes. Des réflexions ont été faites par divers acteurs préoccupés par la mise en œuvre de la politique extérieure de notre pays. Cependant, il faut bien prendre conscience de ce que si hier la tâche n'avait pas été simple pour ceux ayant en charge sa mise en œuvre, compte tenu de diverses contraintes, il en sera de même aujourd'hui.

L'articulation de cette nouvelle stratégie doit être orientée vers la recherche d'investissements pour soutenir le programme de reconstruction et de relance économique nationale par :

Depuis plus de sept (07) ans, la République Centrafricaine n'est connue sur le plan international que par des crises politico-militaires. En revanche, au plan diplomatique, elle est complètement absente. Cette absence d'une diplomatie offensive ne lui permet pas d'entretenir les relations avec certains pays susceptibles de l'appuyer dans ses projets de développement.

De ce fait, elle se trouve isolée et inscrite sur la liste des pays peu crédibles.

Ces principes qui fondent et déterminent la politique extérieure de notre pays n'ont pas toujours été soutenus avec la même ferveur et la même intensité par les différents régimes qui se sont succédés

Faiblesses constatées

Recommandations

A court terme :

A moyen terme :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA

RESIDENCE OFFICIELLE DES HAUTES AUTORITES CENTRAFRICAINES

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RECOMMANDE

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Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A

LA DECENTRALISATION ET A LA REGIONALISATION

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RECOMMANDE

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    1. Le renforcement du statut de la décentralisation dans la nouvelle Constitution ;
    2. La signature des textes de base de la décentralisation dans un meilleur délai ;
    3. L'institution du Corps Préfectoral, car il n'y a pas de bonne décentralisation sans un bon corps Préfectoral ;
    4. La restauration de l'impôt de capitation sous la nouvelle appellation : " Contribution au développement local "
    5. La mise à la disposition du Haut Commissariat Chargé de la Décentralisation et de la Régionalisation des moyens de travail conséquents.

Fait à Bangui, le

 

 

 

LA COMMISSION

RECOMMANDATION RELATIVE

A LA CAMPAGNE ELECTORALE

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RECOMMANDE

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Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE

AU FICHER ELECTORAL

**************

RECOMMANDE

********

 

 

 

Fait à Bangui, le

 

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE AUX MANIFESTATIONS PUBLIQUES DES PARTIS POLITIQUES

**************

RECOMMANDE

***********

 

 

 

Fait à Bangui, le

 

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA PROCEDURE

D'AGREMENT DES ASSOCIATIONS APOLITIQUES

***********

 

  • Considérant l'intérêt économique, culturel et social des Associations à but non lucratif ;
  • Considérant la lenteur excessive observée dans la procédure de reconnaissance liée aux tracasseries des Agents chargés des enquêtes de moralité.

 

RECOMMANDE

**********

 

 

 

Fait à Bangui, le

 

 

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE

A LA BONNE ADMINISTRATION DE LA JUSTICE

**************************

RECOMMANDE

********

    1. La tenue des états généraux de la Justice afin de faire un bilan de l'action de la Justice ;
    2. La construction d'un Palais de Justice, digne de ce nom à Bangui ;
    3. La construction et la réhabilitation des bureaux, des établissements pénitentiaires en tenant compte des femmes et des enfants ;
    4. L'appui financier immédiat aux travaux de construction des Tribunaux déjà entamés par la population à Nola, Carnot, Batangafo et Alindao ;
    5. La dotation en moyens de transport et de déplacement afin de favoriser la mobilité des Magistrats et des OPJ et l'amélioration des conditions de leur travail dans les juridictions de provinces ;
    6. Fourniture de moyen de travail à l'inspection des Services Judiciaires ;
    7. L'intégration des Greffiers sortis de l'ENAM.
    8. Le respect de la loi relative au fonctionnement du Consul supérieur de la Magistrature ;

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

RECOMMANDATION RELATIVE

A LA PROTECTION DES DROITS HUMAINS

***********

 

  • Considérant la non ratification par la République Centrafricaine de certains instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme ;
  • Considérant le rôle déterminant des Organisations de défense et de promotion des Droits de l'Homme pour une meilleure justice et pour la stabilité de la société ;
  • Considérant les multiples cas de violation des droits inhérents à la personne humaine par des individus, des groupes d'individus, les principaux acteurs de la justice, les Forces de l'ordre et les Autorités administratives ;
  • Considérant le manque d'empressement des Autorités à engager des poursuites contre les auteurs de ces actes et à protéger les victimes ;
  • Considérant que cette attitude traduit un sentiment d'impunité à l'égard des auteurs de ces violations ;

RECOMMANDE

********

  • La ratification par la République Centrafricaine des pactes, convention, protocoles indispensables à la protection des droits de l'homme ;
  • L'engagement effectif de poursuites judiciaires à l'encontre des auteurs avérés de violation de Droits de l'Homme ;
  • La protection des militants et des Organisations de défenses des Droits de l'Homme par des mesures spécifiques.

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA PRESSE

******************

  • Considérant le rôle important que la Presse Publique et Privée sont appelées à jouer pour la promotion de la culture dans une Société démocratique ;
  • Considérant que la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ;
  • Considérant que la Législation trop répressive, les obstructions, les tracasseries et sévices qui ne permettent pas l'émulation des professionnels de la Presse et l'organisation de l'espace communicationnel décent en Centrafrique ;
  • Considérant la mauvaise qualité des prestations des Journalistes consécutive à l'abandon de la formation des Cadres de la Communication ;
  • Considérant que le Statut ne répond nullement aux exigences professionnelles ;
  • Considérant que le Programme National de Communication pour le Développement, plan cadre du développement de la Communication élaboré depuis 1997 n'a jamais connu un début d'exécution ;

RECOMMANDE

*************

  • La redynamisation de l'Agence Centrafricaine de Presse (ACAP) pour qu'elle puisse être véritablement la voix de la République à l'extérieur.
  • La reprise de la formation des cadres de la communication ;
  • L'exécution du Programme National de Communication pour le Développement afin de permettre au pays d'assurer une couverture correcte du territoire en matière de radio et de la télévision ;
  • La révision du statut des personnels des médias ;
  • L'inscription au budget de l'Etat, des subventions annuelles au profit de la Presse Privée Indépendante ;
  • La dépénalisation du délit de presse ;
  • La révision de la loi n° 03.02 du 14 janvier 2003 relative à la liberté de la communication et la loi n°03.03 portant création du Haut Conseil de la Communication pour les adapter au monde moderne ;
  • L'ouverture du Département des Sciences de Communication et du Journalisme à l'Université de Bangui.

 

 

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA CARTE DIPLOMATIQUE ET CONSULAIRE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET AU PAIEMENT DES CONTRIBUTIONS DUES AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES

********************

  • Considérant la conjoncture économique et financière difficile de la République Centrafricaine ;
  • Considérant la nécessité d'assurer à la République Centrafricaine un réseau diplomatique permettant une meilleure représentation géostratégique ;
  • Considérant l'accumulation des arriérés de contributions dues par la République Centrafricaine aux Organisations Internationales ;
  • Considérant le préjudice résultant du non paiement de ces arriérés tant au niveau de la participation aux travaux des Organisations internationales que dans la clef de répartition des postes au sein desdites organisations.

RECOMMANDE

*********

  • L'élaboration et la mise en œuvre progressive de la carte diplomatique et consulaire de la République Centrafricaine en fixant notamment les Ambassades, Consulats et Représentations permanentes par ordre de juridiction susceptible de constituer une base de réponse aux besoins prioritaires de notre pays ;
  • L'ouverture d'une ligne budgétaire spéciale en vue de permettre le paiement régulier et l'apurement des arriérés cumulés de contributions dues par la République Centrafricaine aux budgets de fonctionnement des Organisations Internationales

 

 

Fait à Bangui, le

 

LA COMMISSION

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE AUX ASSISES

DES CONFERENCES ANNUELLES

DES AMBASSADEURS ET DES

COMMISSIONS MIXTES

************

  • Considérant l'importance de la Conférence des Ambassadeurs dans le suivi, l'évaluation des orientations du Gouvernement en matière de politique extérieure ;
  • Considérant que depuis plusieurs années, la Conférence des Ambassadeurs de la République Centrafricaine n'a pas été convoquée ;
  • Considérant la nécessité d'une évaluation régulière de la coopération entre la République Centrafricaine et ses partenaires bilatéraux ;
  • Considérant les conditions générales de vie des diplomates centrafricains à l'étranger ;
  • Considérant les difficultés matérielles et financières dans lesquelles les Missions diplomatiques, Consulaires et Représentations permanentes de la République Centrafricaine à l'étranger ont jusqu'ici assuré leur fonction ;
  • Considérant le discrédit longtemps jeté sur la République Centrafricaine du fait de la condition précaire des diplomates centrafricains ;
  • Considérant que depuis plusieurs années, des Fonctionnaires et Agents de l'Etat en poste dans les Missions diplomatiques, Consulaires et Représentations permanentes de la République Centrafricaine à l'étranger relevés de leurs fonction ou admis à la retraite demeurent en poste, continuent à percevoir leurs salaires de fonction.

RECOMMANDE

**********

  • L'institutionnalisation par le Gouvernement, de la Conférence annuelle des Ambassadeurs ;
  • La réactivation des Commissions Mixtes avec les pays amis ;
  • Que le Gouvernement examine et adopte les textes relatifs à la revalorisation de la grille indiciaire du personnel des Missions diplomatiques, Consulaires et des Représentations permanentes de la République Centrafricaine à l'étranger et au statut particulier du Ministère des Affaires Etrangères afin d'améliorer les conditions de vie et de travail des diplomates centrafricains et leur assurer un plan de carrière diplomatique ;
  • Que le Gouvernement prenne toutes les dispositions en vue d'arrêter un programme de rapatriement progressif des Fonctionnaires et Agents de l'Etat précédemment en poste auprès des Missions Diplomatiques, Consulaires et Représentations permanentes centrafricaines à l'étranger.

 

 

Fait à Bangui, le

 

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE AUX CRITERES

DE NOMINATION DES AMBASSADEURS

ET REPRESENTANTS PERMANENTS DE

LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

************

  • Considérant l'importance d'une mission diplomatique ;
  • Considérant les grands défis que la République Centrafricaine doit surmonter sur le plan politique économique et social ;
  • Soucieux de promouvoir une nouvelle dynamique en matière diplomatique.

 

RECOMMANDE

********

  • Que le Gouvernement définisse les critères objectifs de nomination basés sur la compétence, l'intégrité et l'expérience dans l'exercice de la carrière diplomatique des Ambassadeurs, Consuls et Représentants et tous les autres diplomates de la République Centrafricaine à l'étranger.

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA CREATION D'UN CONSEIL SUPERIEUR DU CENTRAFRICAIN DE L'ETRANGER

************

  • Considérant l'effectif non négligeable des centrafricains à l'étranger et le peu de suivi de leur situation ;
  • Considérant que la Communauté centrafricaine établie hors du territoire national, de par ses ressources humaines et financières, peut et doit contribuer au développement du pays ;
  • Considérant qu'il y a lieu de l'associer étroitement à l'œuvre de reconstruction nationale.

 

RECOMMANDE

********

  • La création d'un Conseil Supérieur des Centrafricains de l'Etranger, en abrégé CNCE placé sous l'autorité du Ministère des Affaires Etrangères ;
  • Le Conseil National du Centrafricain de l'Etranger est l'organe interlocuteur entre tous les Centrafricains de l'Etranger et le Ministère de tutelle ;
  • La création au sein du Ministère des Affaires Etrangères d'une direction des centrafricains à l'étranger et des étrangers en République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION RELATIVE A LA CREATION DES FONCTIONS DE DIRECTEURS DE CABINET MINISTERIEL ET A LA STABILITE DES FONCTIONS ADMINISTRATIVES

************

  • Considérant la confusion entre les fonctions politiques, administratives et techniques au niveau des Cabinets Ministériels ;
  • Considérant la nécessité et l'urgence de rendre l'administration centrafricaine plus efficace afin d'assurer la continuité du Service ;
  • Considérant l'importance du rôle d'un Directeur de Cabinet chargé d'appuyer le Ministre dans la conduite du Département ;
  • Considérant l'instabilité dans les fonctions de responsabilité dans la Fonction Publique.

 

RECOMMANDE

********

  • La création des fonctions de Directeur de Cabinet dans les Départements Ministériels ;
  • La stabilité d'au moins trois années dans les fonctions de responsabilité dans la Fonction Publique.

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RECOMMANDATION FORTE RELATIVE

AUX ELECTIONS GENERALES

************

Considérant l' impérieuse nécessité :

  • de rétablir la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes sur toute l'étendue du territoire ;
  • de remettre en marche l'ensemble des Services Administratifs de l'Etat ;
  • de favoriser la reprise normale de toutes les activités socio-économiques dans le pays, préalable à la paix sociale ;
  • de procéder à une bonne information et à l'éducation civique des citoyens avant les élections ;
  • de résoudre les nombreux problèmes techniques préalablement à la tenue des élections libres et transparentes.

RECOMMANDE

********

Que les élections générales à savoir dans l'ordre, municipales, législatives, présidentielle aient lieu d'octobre à décembre 2005.

 

Fait à Bangui, le

 

 

LA COMMISSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A N N E X E S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTES DES DELEGUES

DE LA COMMISSION N°2 : POLITIQUE ET DEMOCRATIE

**************

 

PRESIDENT : NDOUBA Zacharie, (Magistrature)

VICE-PRESIDENT : DA SILVA NZENGUE Joaquim (Diaspora- France)

RAPPORTEUR GENERAL : GBIEGBA Bruno Hyacinthe (C.N.T)

RAPPORTEUR ADJOINT : MALEMINDOU Joseph (F.P.P.)

MEMBRES :

 

NOMS & PRENOMS

ENTITES

ORIGINES

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

36

37

38

39

40

41

42

43

44

45

46

47

48

49

50

51

52

53

54

55

56

57

58

59

60

61

62

63

64

65

 

  • ABAKAR NYANKANDA Dieudonné
  • AMALET Marcel
  • ANGAZIKA Louis Brice
  • AGOU Félix
  • AGOUDE Auguste
  • AGOUTOCO Jean-Marie
  • APOUDJO René Pierre
  • BALLU Alexis
  • BANALE Fidèle
  • BANASSERE Sylvestre Serge
  • BEHOROU Raymond
  • BENGUE BOSSIN Mathurin
  • BOKOUTOU Guy Bomeck
  • BOLLO GAMBO Gérard
  • BOUKANGA Auguste
  • BOUTOULI NAKOE Pierre
  • BOZANGA Simon Narcisse
  • DALKIA Gilbert
  • DHAFFANE Mohamed Moussa
  • DEOUSSINDJI Gilbert
  • DELLA OUAMBETI Gustave
  • DEMBAULT Mapella
  • DESSANDE Jean de Dieu
  • DIORO Mathieu
  • DOBOT-ZERO Paulin
  • DOMANDE Félicité
  • GAMBA Louis Pierre
  • GANZE Boniface
  • GOLET François
  • GOUNGAYE WANFIYO NGanatoua
  • GROTHE Antoine
  • GROTHE Henri
  • GUERET François
  • GUIWA René
  • HAMADOU Moustapha
  • KADONGA Albert
  • KOUDA Albert
  • LOUDEGUE Marcel
  • MAGBA TOTAMA Chérubin
  • MAIDOU Henri
  • MASSI Charles
  • MBOLIGOUMBA Crépin
  • NAMBONA BOYBO Marie-Clotilde
  • NDJAPOU Justin
  • NDULUO Georgine
  • NGAIPERE Patrice
  • NGON-BABA Laurent
  • NGOUPANDE Jean-Paul
  • NGUE VILI Célestin
  • OUEDANE Gaston
  • PETRO KONI ZEZE
  • POLOKO Alfred
  • POUZERE Henri
  • RENEKOUZOU Benjamin
  • SAGAYOMBO Alphonse
  • SAKADA Arnaud
  • SAMMY MACKFOY Pierre
  • TANGOA Stève
  • TCHAKPA MBrède
  • WAKORO Vincent
  • YAMODO Pierre
  • YANGBANDJA Edouard
  • YEREMANDJI Marcel
  • ZENETH Thierry
  • ZOUNGOULA Marie-Thérèse

 

GRADDER

A.S.D.

Maire

FORUM CIVIC

Maire

U.G.T.C

Maire

Ass. Culturelle

Maire

U.S.C.A.

Préfet

Gouvernement

Préfecture

GEPPIC

U.R.D.

CIONGCA

Ancien P.M

Maire

Croix-Rouge

U.P.D.E.S.

Maire

Préfecture

Personnalité Indépen.

O.C.D.H.

Grp. Agr. et Pêche

Femme Politique

R.D.C.

GERDDES

M.D.D.

Droits de l'Homme

C.N.T.

Gouvernement

Magistrat

Maire

MESAN BOGANDA

Maire 5ème Arr.

Magistrature

M.L.P.C.

U.J.C.A.

Présidence de la Rép.

C.N.T

Diaspora

Préfet

L.C.D.H.

P.S.D.

F.N.D.

P.A.D.E.

Ancien P.M.

P.L.D.

Préfet

Préfet

Pers. Indépendante

Diaspora

U.J.C.

Maire

Préfet

U.P.R.

Diaspora

U.J.C.A.

M.O.P.A.R.E.

Préfet

Maire

Miss. Catholique

A.D.P.

Diaspora

BANGUI

BANGUI

KOUANGO

BANGUI

OBO

BANGUI

BAYANGA

BANGUI

BOGANDA

BANGUI

MOBAYE

BANGUI

MBOMOU

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BRIA

BANGUI

BANGUI

BRES

OUAKA

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

M.KADEI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

USA

O.MPOKO

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

BANGUI

S. MBAERE

N. MAMBERE

BANGUI

GABON

BANGUI

BAKALA

SIBUT

BANGUI

France

BANGUI

BANGUI

OUHAM

GRIMARI

BOSSANGOA

BANGUI

BENIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTE DES EXPERTS ET OBSERVATEURS

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COMMISSION II

 

EXPERT BONUCA

  • Mr. BANGOURA CHEICK

EXPERTS PNUD

  • Mr. DIALLO Aliou
  • Mr. SY Ismaïla
  • Mr. DIBERET Léon

EXPERTS AFFAIRES ETRANGERES

  • DENGO PANDI Jean-Claude
  • NZESSIOUE Honoré
  • ISIMA Job

EXPERTS HAUT-COMMISSARIAT CHARGE DE LA POLITIQUE DE DECENTRALISATION

  • PAREFA Joël
  • DOUNIA Joseph

OBSERVATEURS

  • Mr. SAMBA PANZA Cyriaque (Indépendant)
  • Mr. DJOVI Gally (Francophonie)
  • Mr. DIAKITE Mamadi (BONUCA)

 

Actualité Centrafrique de sangonet - spécial Dialogue national : Commission N°2 (sept-octobre 2003)