Viol collectif: le président Bozizé ordonne l'arrestation de militaires

BANGUI, 5 nov 2003 (AFP), -13h01 - Le président centrafricain, François Bozizé, a ordonné mercredi l'arrestation d'un groupe de militaires accusés d'un viol collectif, a annoncé la radio privée N'Dékéluka à Bangui.

Une jeune femme centrafricaine avait accusé lundi sur la même radio cinq militaires de la Section d'enquête de recherche et de documentation (Serd, police politique) de l'avoir violée, après l'avoir arrêtée sans raison apparente sur la voie publique.

Le président Bozizé, ministre de la Défense, a reçu la victime, puis s'est rendu personnellement au camp militaire de la Serd, avec la victime et le chef de la section des droits de l'Homme du Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca), Mamadi Diakité, selon N'Dékéluka.

Il a demandé à la victime de reconnaître ses agresseurs, qui ont été déshabillés et conduits au Camp De Roux, l'état-major de la garde républicaine (sécurité présidentielle).

Huit militaires, les cinq présumés violeurs et leurs chefs, vont faire l'objet de mesures disciplinaires et de poursuites judiciaires, a ajouté la radio.


Une Centrafricaine accuse cinq militaires de viol collectif

BANGUI, 3 nov 2003 (AFP), 17h24 - Une jeune femme centrafricaine a affirmé avoir été violée le 28 octobre à Bangui par cinq militaires lors d'une émission lundi sur la radio privée centrafricaine N'Dékéluka.

La jeune femme a mis en cause des militaires de la Section d'enquête de recherche et de documentation (Serd, police politique) qui l'auraient interpellée sans raison dans une rue de la capitale centrafricaine.

Elle a rapporté avoir été entraînée dans une salle obscure et violée par cinq militaires.

Son mari, venu solliciter sa mise en liberté, a été roué de coups de crosse, humilié et chassé, a ajouté la jeune femme qui a saisi la justice.

Les éléments de la Serd, dite "section éclair", se sont fréquemment signalés pour leurs exactions contre les civils, parmi lesquelles viols, coups, rackets.

Un élève avait été tué et deux autres blessés par les forces de l'ordre en août dernier à Bangui, lors d'une manifestation de lycéens mécontents qui attendaient la proclamation des résultats du baccalauréat.

Un officier avait alors été rétrogradé par le président François Bozizé, puis arrêté.

Actualité Centrafrique de sangonet - Dossier 17