Pour une politique minière attractive en République Centrafricaine
par Apollinaire  DAMBAKIZI

Avec un peu plus de 620.000 km2 de superficie, la République Centrafricaine est l'une des plus grandes réserves du monde encore inexploitée. 

Le secteur minier est parmi tous les secteurs de l'économie nationale,  l'un de ceux qui furent incontestablement traumatisés par les mutations dans l'industrie mondiale intervenues depuis la crise pétrolière et délaissés du fait de nombreux débouchés tels que la production agropastorale qui offre une plus grande sécurité aux investissements.

Le secteur minier souffre depuis plusieurs années d'une insuffisance des moyens, provoquée par le désengagement de l'État qui n'est pas compensé par un intérêt suffisant du secteur privé (Sociétés minières). 

Les conséquences de ce désengagement sur l'appareil de la production minière s'explique par :

Les difficultés que rencontre le secteur minier centrafricain ne sont pas seulement dues à son enclavement. 

D'une part, les aléas climatiques qui réduisent la durée des travaux de production minière, l'inaccessibilité des pistes sont autant des facteurs néfastes, la mauvaise répartition et la faible densité de la population constituent d'autres facteurs adverses. 

D'autre part, il existe aussi une campagne menée contre les artisans dans les chantiers aurifères et diamantifères en vue de les orienter vers les travaux champêtres.

 N'oublions pas de rappeler la fraude massive liée à l'exploitation des diamants centrafricains ces dernières années. 

La République Centrafricaine dispose des régions immenses pas encore épuisées par de multiples exploitations sauvages et qui représente  l'attrait de la découverte.

En dépit de l'enjeu de la demande croissante des matériaux nouveaux sur les marchés internationaux et qui risquent de poser dans de proches avenir de sérieux problèmes économiques aux pays en voie de développement, il est indispensable pour pour l'avenir économique et industriel de la République  Centrafricaine, que l'État définisse une politique minière favorable aux investissements de quelque origine qu'ils soient en donnant à la recherche minière un aspect attractif.

La révision et la confection de la carte géologique nationale permet de passer  au stade pratique de la recherche, en l'aiguillant vers l'étude d'indices pouvant donner lieu à des gisements exploitables dans les meilleures conditions.

 C'est par l'intensification de la recherche systématique et l'encouragement à la prospection détaillée que des découvertes importantes et juteuses pourront être faites.

 La politique, en matière d'investissement minier devrait être définie sur des critères tenant compte des conditions les plus favorables de mise en valeur : 

Apollinaire  DAMBAKIZI  (14 juin 2003, 06:21:08)

Note : Apollinaire DAMBAKIZI est  Ingénieur  Géologue ,  Docteur en Sciences Physiques, D. E. S. S   Informatique  de  Gestion  |  Ancien  Directeur des Etudes et de la Recherche Géologique et Minière de la R.C A
Ancien  Membre du Comité de Révision du  Code Minier centrafricain   (1985)

e-mail :
dambakizi@yahoo.fr


Réaction 1 : Remarque sur le texte d'Apollinaire  DAMBAKIZI du 14 juin 2003: "Pour une politique minière attractive en République Centrafricaine"

Actualité Centrafrique de sangonet - Dossier 16 Productions Centrafrique: potentialités économiques