Note à lattention de son Excellence
Professeur Abel GOUMBA,
Vice Président de la République
Excellence,
Je viens, par cette note, formuler des observations par rapport à la mission que vous avez reçue du Président de la République quant à la mise en place du Conseil national des Centrafricains de létranger, ce Conseil qui est lune des recommandations fortes du Dialogue national.
Vous avez pris un certain nombre darrêtés portant création dun comité ad hoc et nommant les membres de ce comité. Cela sest fait très rapidement sans concertation au point que les centrafricains de létranger qui étaient les premiers concernés ont appris lexistence de cette structure avec stupéfaction tant sur le plan de sa composition que sur le plan de son fonctionnement.
Monsieur Claude YABANDA, votre chef de Cabinet particulier, a été interpellé lors de son séjour en France par la communauté centrafricaine à travers le Collectif des Centrafricains en France le samedi 20 novembre 2004. En tant que responsable de lantenne Europe du Comité du suivi des actes du dialogue national jai pris part à cette réunion. Jai suivi avec une attention toute particulière les explications fournies par monsieur Claude YABANDA. Elles sont peu convaincantes.
Dans les documents produits par monsieur Claude YABANDA, jai relevé ceci :
Sur la forme :
Sur le fond :
Les termes de références élaborés par le comité ad hoc pour conduire les travaux devant aboutir à la mise en place de ce Conseil sont louables mais ils méritent dêtre améliorés et complétés.
Lors de cette réunion plusieurs positions se sont exprimées dont la position de lantenne Europe du Comité de suivi qui est sous ma responsabilité puisquil nest mentionné nulle part la présence du Comité de suivi dans les différents textes qui ont été pris. Il est inconcevable que la mise en place de cette structure qui concerne les centrafricains de létranger soit faite sans concertation préalable avec eux. Un défaut de communication a entouré tout le travail qui a été fait en amont jusquici dont la stupéfaction de nos compatriotes quand ils ont découvert lexistence de ce comité ad hoc. Tous les compatriotes présents à cette réunion ont compris que ce comité nest pas le Conseil définitif mais sa composition et son fonctionnement ne donnent pas satisfaction. Tout cela relève dun manque de professionnalisme.
Il est vrai que la création de ce conseil est lune des recommandations fortes du dialogue national. Ce principe a été adopté mais cela ne doit pas se faire dans la précipitation. Pour calmer les esprits et éviter de retomber dans les erreurs du passé jen viens à la conclusion suivante :
Je voudrai saisir cette occasion pour vous informer quun projet (cf du projet) a été déjà élaboré le 25 octobre 2003 par le Collectif des Centrafricains en France et les autres associations dans le sens de ce Conseil des Centrafricains de létranger. Il faut partir sur la base de ce projet car il est sensé reflété réellement ce que vit notre communauté à létranger.
Excellence Monsieur le Vice Président, voilà les quelques observations que je voudrais vous soumettre car il nest pas tard de refaire les choses pour un aboutissement sans heurts à la mise en place de ce Conseil qui est une recommandation forte du Dialogue national. Lantenne Europe du Comité de suivi que je dirige à son mot à dire en ce sens que lesprit du dialogue national doit prévaloir sur toutes les autres considérations.
Je vous prie de croire, Excellence monsieur le Vice Président à lexpression de mes salutations patriotiques.
Roubaix, le 23 novembre 2004
Maguy BARTHABURU
Présidente de lantenne Europe du CSADN