Retour à Bangui de l'opposant Jean-Paul Ngoupandé

BANGUI, 6 avril 2003 (AFP) - 20h45 - L'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé a regagné dimanche la Centrafrique après deux années d'exil en France, a annoncé dimanche soir la radio nationale.

Egalement ancien député, président du Parti de l'Unité Nationale (PUN), membre de la Concertation des partis politiques d'opposition (CPPO), Jean-Paul Ngoupandé avait estimé, bien avant le coup d'Etat du 15 mars, que seul le départ de l'ancien président Ange-Félix Patassé pouvait ramener la paix et la stabilité en RCA.

Philosophe, écrivain, Jean-Paul Ngoupandé avait été appelé par Ange-Félix Patassé à diriger le gouvernement d'union nationale (GUN) après la mutinerie d'avril 1996. Mais la cohabitation entre les deux hommes s'était avérée difficile durant les huit mois de fonction du Premier ministre.

Son passage à la tête du GUN avait cependant marqué les Centrafricains par la rigueur de sa gestion de la chose publique.

Elu député de Dékoa (centre du pays), il fut ensuite candidat malheureux à la présidentiele de 1999 remportée par Ange-Félix Patassé.

En décembre 2000, à la suite d'une manifestation de l'opposition violemment réprimée, sa maison avait été prise d'assaut par des éléments armés envoyés par la police, le contraignant à aller vivre dans un autre quartier de Bangui pendant un mois.

Finalement, il choisit de s'exiler en France après la tentative de coup d'Etat, en mai 2001, de l'ancien président André Kolingba, dont il avait également été ministre et premier secrétaire de son parti -parti unique à l'époque-, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC);

Le parti de M. Ngoupandé dispose d'un portefeuille dans le gouvernement national de transition du Premier ministre Abel Goumba: les Affaires sociales, occupé par Mme Léa Doumta, secrétaire générale du PUN.


Actualité Centrafrique de sangonet - Dossier 16