Le Conseil de Sécurité des Nations Unies veille au chevet de la Centrafrique et condamne l'assassinat de son chef de sécurité à Bangui


Le Conseil de sécurité appelle les donateurs à accroître leur aide à la RCA
(AFP, Nations Unies, New York, 6 juillet 2001 - 22h17)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi les donateurs internationaux à augmenter leur aide à la République de Centrafrique (RCA) après le putsch manqué du 28 mai mais a aussi insisté sur la nécessité de réformes.

Les membres du Conseil "ont appelé la communauté internationale à accroître son aide à la RCA et souligné que l'assistance internationale sera plus efficace si elle est soutenue par des réformes structurelles", a dit aux journalistes l'ambassadeur de Chine, Wang Yingfan, qui préside le Conseil en juillet.

M. Wang a fait cette déclaration après que le Conseil eût entendu l'Envoyé spécial de l'ONU, l'ancien président malien Amadi Toumani Touré, rendre compte de sa mission en Centrafrique après le putsch manqué du 28 mai.

Dans un rapport au Conseil publié jeudi, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan avait appelé les donateurs à fournir une aide d'urgence chiffrée par le gouvernement centrafricain à 75 millions de dollars.

Le Conseil a appelé au "respect des droits de l'homme, à la réconciliation nationale et au dialogue politique" dans ce pays, l'un des plus pauvres d'Afrique, qui fut déjà le théâtre de mutineries en 1996-97, a ajouté M. Wang.

En contrepartie des nouveaux efforts internationaux, Kofi Annan a affirmé dans son rapport que les Centrafricains avaient "l'impérieux devoir" de rétablir le dialogue politique et de promouvoir la tolérance.

"C'est à ces seules conditions que la République centrafricaine pourra émerger de cette situation de crise interminable qui semble la caractériser", avait-il dit.


Le Conseil de Sécurité condamne l'assassinat du chef de la sécurité de l'ONU à Bangui
(AFP, Nations Unies, New York, 6 juillet 2001 - 21h0)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné" vendredi l'assassinat du chef de la sécurité de la mission des Nations Unies à Bangui, la capitale de Centrafrique.

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent le coup d'Etat manqué du mois de mai et l'assassinat hier à Bangui du coordinateur de la sécurité des Nations Unies", a dit l'ambassadeur de Chine, Wang Yingfan, qui préside le Conseil en juillet.

Jean-Pierre Lhommée, un ancien colonel de l'armée française, a été tué par balles par des inconnus, dans la nuit de jeudi à vendredi, alors qu'il arrivait au domicile d'une employée des Nations unies victime d'une agression.

M. Wang a fait cette déclaration aux journalistes après que le Conseil eût entendu l'Envoyé spécial de l'ONU, l'ancien président malien Amadi Toumani Touré, rendre compte de sa mission en Centrafrique après le putsch manqué du 28 mai.

M. Touré a déclaré de son côté qu'il "condamnait avec beaucoup d'insistance" l'assassinat du fonctionnaire de l'ONU avec qui il avait travaillé à Bangui et a demandé au gouvernement centrafricain de mener "une enquête diligente" pour arrêter et traduire en justice les auteurs "de ce crime crapuleux".


La présidence "condamne fermement" le meurtre d'un membre de l'ONU
(AFP, Bangui, 8 juillet 2001 - 13h55)

La présidence de la République centrafricaine a "condamné fermement" le meurtre dans la nuit du 5 au 6 juillet du chef de sécurité de la mission des Nations Unies à Bangui, dans un communiqué publié dimanche.

"La présidence de la République condamne fermement cet assassinat et déplore l'escalade de violence incompréhensible que les ennemis de la paix et de la sécurité veulent instaurer en République centrafricaine" (RCA), affirme ce communiqué transmis à l'AFP.

Jean-Pierre Lhommée, fonctionnaire de l'ONU et ancien colonel de l'armée française a été abattu par des inconnus dans la capitale centrafricaine en voulant porter secours à un autre fonctionnaire local des Nations Unies.

Au cours de cette agression, un policier et un gendarme d'une patrouille mixte centrafricaine ont été également grièvement blessés par balles, a précisé la présidence.

Cette dernière, exprimant "ses profonds regrets" quant à cet acte, a ajouté que "d'ores et déjà une enquête judiciaire est ouverte afin de retrouver les auteurs de ce crime et les traduire en justice".

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait également "condamné" vendredi cet assassinat et l'envoyé spécial des Nations Unies en RCA, diligenté après la tentative du coup d'Etat du 28 mai, l'ancien président malien Amadi Toumani Touré, a demandé au gouvernement de Bangui d'ouvrir une enquête sur ce "crime crapuleux".


Actualité Centrafrique - Dossier 5